C'est le moment où la Lune réveille le vampire blafard sur sa couche vermeille.
 
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 Erasmus Envy di Morpheus

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Erasm E. More
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Masculin Nombre de messages : 54
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Date d'inscription : 12/01/2009

MessageSujet: Erasmus Envy di Morpheus   Mer 11 Fév - 3:45



    Dieu qu'il faisait bon s'arrêter un peu !
    Erasmus, agréablement installé dans son bureau, s'empara d'un stylo-plume et d'une feuille simple dans un tiroir. Le paquet était là pour ça.

    Citation :
    Après près de mille-cinq-cents ans de vie, moi, Erasmus Envy di Morpheus, ai commencé à me poser des questions.
    Je n'ai jamais été de ces hommes qui s'installent autour d'une table pour refaire le monde à leur pensée, préférant jouir de ce que ce monde m'offrait, aussi paraît-il étrange qu'alors que mon existence soit on ne peut moins propice à la philosophie, je décide de questionner. Mais questionner quoi ? Sûrement pas une quelconque idôle désoeuvrée aussitôt que l'idée naquisse. Voilà longtemps que j'ai cessé de voir les choses en terme de fins préférant l'évolution et celles que j'ai constatées m'ont parues pour le moins hasardeuses. La vérité, voilà longtemps qu'elle a cessé de m'intéresser : quand on possède le " pouquoi ? " de sa vie, on s'accomode à peu près de tous ses " comment ? ". Mais je ne possède pas le " pourquoi ? " et ne le cherche pas, me préoccupant plutôt des " comment ? ". Et comme toute anthologie, la mémoire me paraît être le détail le plus important du travail à venir, car chacun de mes comportements est mû par une volonté de puissance qui jamais ne cesse d'enfler.

      Je suis né dans un village Constantin, territoire connu aujourd'hui sous le doux nom de Vénétie au nord-est de l'Italie. Je sais que nous étions dans la seconde moitié du premier millénaire de l'ère chrétienne. Je sais aussi que j'étais le propriétaire légitime du village et que ma vie serait faite de rentes. Un avenir tracé, une foi établie, il ne me restait plus qu'à grandir, vieillir, enfanter, et mourir, comme tous mes ancêtres avant moi. Bien que mes souvenirs de ma vie d'homme soient flous et incertains, j'ai la chance d'avoir gardé en tête quelques certitudes. La première c'est que j'étais un gamin intenable et que j'ai souvent eu droit au bâton ; ma nourrice a néanmoins souffert plus encore de mes écarts de conduite : quand j'ai eu l'âge de donner des ordres je l'ai faite pendre à un poteau par les pieds et promettait des vivres supplémentaires aux gamins qui acceptaient de la bastonner. Ce traitement dura plusieurs heures pendant lesquelles elle hurla de douleur avant de rendre l'âme. La seconde de mes certitudes, c'est que j'étais ambitieux, bien plus que mon père l'avait été avant moi. J'ai fait mes humanités dans la chapelle du château et ai étudié ce qui était le summum de l'élégance à l'époque : le grec, la théologie, la grammaire et la philosophie. J'étais des petits seigneurs du nord de l'Italie le plus savant et le plus hargneux. Ma réputation me dépassait partout où j'allais et je séduisais sans difficultés les filles des puissants.
      Mon village prospéra pendant ma jeunesse et quand j'héritais du domaine de mon père, je n'avais plus qu'à surveiller de loin le commerce. J'étais promis à la fille d'un seigneur Piémontais, allié de mon père, cousin de ma mère. Cette vie était marquée du sceau de la facilité et de l'ennui.

    Le vampire s'arrêta une seconde, sa mémoire de cette période lui faisait cruellement défaut et ces réminiscences tenaient du miracle.


      Citation :
      J'accueillis mon premier mariage à dix-neuf ans avec un dédain qui ne tarda pas de rendre folle la femme qui porterait ma descendance. Je ne pris ma femme qu'une fois ; les filles du villages étaient tellement plus tentantes, tellement plus jeunes et plus mal apprises ! Tous les soirs j'en glissais une sous ma couette alors que ma femme dormait, ou non, à côté. Nos relations étaient froides mais distinguées, droites mais élégantes, je laissais ma femme grossir avec ses suivantes tandis que le village se peuplait de ma semence. On vint souvent au château me supplier de reconnaître mes enfants, je n'acceptais jamais, évidemment, mais ces défilés eurent tôt fait d'alerter mon vieux père quant à l'état de mon âme. Etais-je une âme damnée ? Un malin génie s'était-il emparé de moi m'obligeant à m'adonner au plaisir coupable de la luxure ?
      Mais s'il avait su, mon vieux père, tous les jeux coupables auxquels je m'adonnais très volontiers ! Il y avait cette belle paysanne que nous croisions chaque fois que ma femme, de plus en plus grosse, me suppliait de l'accompagner chez son père. Elle était mariée depuis moins d'un an et ne montrait aucun signe de grossesse, son corps demeurait celui d'une enfant aussi ne devait-elle pas avoir plus de quinze ans, ce qui était un âge raisonnable pour se marier en ce temps là. Les femmes mouraient vite, et j'imagine que j'espérais secrètement que la mienne ne supporterait pas l'accouchement. J'enviais ces grands princes d'Orient qui possédaient des palais remplis de femmes qui ne vivaient que pour eux ; je voulais que ces villages féodaux fussent des harems et qu'ils fussent tous miens. Cette fille, disais-je, m'apparut par un heureux hasard, un jour que je me promenais dans le village suivi de mes quelques vassaux. Il y a sur Terre deux genres de femmes, celles qu'on prend, et celles qu'on gagne. Cette beauté là était sans conteste de cette seconde catégorie et à mon regard lubrique, le jeu en valait déjà la chandelle.
      Détrompez-vous, je ne la montai jamais. Cette nuit là, alors que j'allais chez elle pour lui faire la cour je fus secoué de la voir en grande discussion avec un homme d'une incroyable beauté. Il était d'une grâce inouie, ma sauvage beauté semblait s'effacer à vue d'oeil, et lui s'amusait de la voir tomber sous son charme. Je ne vous le cache pas, je n'ai jamais apprécié Sullyvan, je l'ai même proprement haï pour avoir bouleversé mon monde par son arrivée.

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